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Des épandages contre les processions PDF Imprimer Envoyer
chenilles processionnaires
Comme régulièrement, la fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles (FDGDON) planifie une campagne de traitement aérien ou terrestre, pour la lutte contre les chenilles processionnaires du pin (Bacillus Thuringiensis). La commune de Seignosse a souhaité s’inscrire à ce programme, mis en oeuvre à la fin de l’été, dès septembre. Pour les zones urbanisées, ce sont 260 hectares qui seront traités avec épandage aérien par un appareil bimoteur (126 ha au golf, 41 ha à Yreye, 11 ha à l’Etang noir et 82 ha au Penon).

Quant aux forêts de production, 34 ha seront traités, également par épandage aérien, via un appareil monomoteur. Pourquoi traiter contre les chenilles processionnaires ? La chenille processionnaire du pin est la forme larvaire du papillon de nuit (lépidoptère Thaumetopea pityocampa), inféodée dans les Landes au Pin maritime mais pouvant s’exprimer également sur d’autres boisements de résineux (Pin sylvestres, Cèdre…). Son nom lui vient de la procession accomplie par les chenilles juste avant la phase de métamorphose en papillon. La processionnaire a la particularité d’accomplir son développement larvaire en hiver, contrairement à la plupart des insectes sous nos latitudes, dont les oeufs éclosent au printemps.

Très sensible aux conditions de température et d’ensoleillement, son nid agît comme un véritable radiateur solaire emmagasinant l’énergie. Les problèmes sanitaires, liés aux poils urticants, commencent dès le troisième stade larvaire, lorsque ces poils commencent à apparaître. Ils sont libérés dans l’air par la chenille lorsque celle-ci se sent agressée. Les poils sont en outre très présents dans les nids d’hiver, même après plusieurs années, c’est pourquoi il est dangereux de manipuler des nids, même vides. Quatre types d’atteintes sont connus, cutanée, oculaire, respiratoire et allergique. L’attaque cutanée provoque des démangeaisons, voire un oedème et peut mettre jusqu’à deux semaines à disparaître. Si les poils ne sont pas rapidement enlevés de l’oeil, ils peuvent entraîner de graves conséquences. Enfin, suite à l’inhalation de poils, une petite gêne respiratoire peut se faire sentir, ou même dans certains cas, une crise d’asthme. Les animaux les plus exposés aux risques liés à cette chenille sont les chiens et les chevaux. Le symptôme le plus souvent rapporté est la nécrose de la langue, qui peut parfois s’accompagner d’oedèmes des babines et de vomissements. Si cela ne suffisait pas, la processionnaire dès l’éclosion s’attaque aussi aux productions, en se nourrissant des aiguilles de son hôte. En plus d’une atteinte esthétique, cela a deux actions sur l’arbre. La première est directe, la défoliation provoquant des pertes de croissance par diminution de la photosynthèse) ; la deuxième est indirecte et peut conduire jusqu’à la mort de l’hôte, la défoliation conduisant à l’affaiblissement de l’arbre, plus sensible de fait aux attaques ‘insectes xylophages, par exemple. Comment lutter ? L’objectif de la lutte est de protéger les peuplements les plus sensibles (jeunes plantations). L’idéal serait bien sûr une méthode de lutte contre le papillon lui-même. Des recherches sont en cours. Ne pouvant lutter contre le papillon (la cause), la lutte s’organise contre la chenille (la conséquence). Depuis de nombreuses années, la FDGDON des Landes organise une campagne de lutte collective durant les mois de septembre, d’octobre et de novembre. Deux méthodes sont employées. Biologique, ou mécanique. La première, à base d’insecticides bios assure l’innocuité du produit sur l’ensemble de la faune domestique et sauvage. L’épandage est réalisé de façon aérienne ou terrestre (Seignosse a choisi l’aérienne). La chenille trouve la mort après ingestion du produit présent à la surface du feuillage. La seconde, par échenillage, n’est efficace qu’à petite échelle. Cette technique très utilisée pour des arbres isolés dans des parcs ou jardins, consiste à prélever à l’aide d’un sécateur ou échenilloir, les pontes, les pré-nids, voire les nids d’hiver. Le port d’une combinaison intégrale s’avère alors indispensable. (Informations transmises par la FDGDON des Landes – Maison de l’Agriculture – BP 279 à Mont de Marsan)